Crimes contre le peuple de Guinée: Malick Sankhon dans le collimateur du FNDC.

Les membres leaders politiques et sociaux du FNDC, ont annoncé ce mercredi, 11 mars, au cours d’une conférence de presse à Conakry d’engager des poursuites judiciaires contre Malick Sankhon, directeur général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS).

Les opposants accusent ce responsable du parti au pouvoir de « crimes contre le peuple de Guinée ». Cette décision fait suite à l’action intentée en justice par Malick Sankhon contre Etienne Soropogui, un membre du Front National pour la Défense de la Constitution.

Après la plainte déposée par Malick Sankhon contre l’opposant Etienne Soropogui, président du mouvement Nos Valeurs Communes, ce dernier décide de poursuivre aussi son adversaire. Et dans cette démarche, l’ancien commissaire de la CENI bénéficie du soutien de plusieurs de ses collègues, membres du Front National pour la Défense de la Constitution. Les opposants réveillent ainsi une ancienne affaire relative à des propos tenus par Malick Sankhon, qui avait annoncé qu’il entretient une milice privée.

Ces acteurs politiques et sociaux estiment que le directeur général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale a violé l’article 143 de la Constitution qui dit « nul ne doit organiser des formations militaires, paramilitaires ou des milices privées, ni entretenir un groupe armé ». Et, Malick Sankhon n’est pas le seul dans le viseur de ces opposants. Selon le député Ousmane Gaoual Diallo, coordinateur de la cellule de communication de l’UFDG, ils comptent poursuivre aussi Aboubacar Makhissa Camara, le directeur national des impôts.

« L’absence de sanctions judiciaires contre Malick Sankhon a entraîné d’autres hauts fonctionnaires de l’Etat à lui emboiter le pas, à créer des milices privées et à chaque fois qu’ils estiment que leur territoire a été foulé par des opposants, ils se mettent en branle pour les attaquer. Il y a quelques semaines, j’étais à Fria. A Tormelin, à la rentrée du village, il y a eu une horde de jeunes qui sont sortis, armés de gourdins, de bâtons, et qui se sont attaqués à notre véhicule sous prétexte que je ne devais pas aller tenir un meeting à Fria. Dans les jours à venir, lui aussi sera visé par une plainte de ma part. Vous savez tous que je ne me laisse pas marcher dessus », a-t-il affirmé.

Sana Djikiné

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