Guinée-France : L’ambassadeur de France prône un partenariat renforcé et diversifié avec la Guinée!

La communauté française en Guinée a célébré, dimanche, 14 juillet 2019, la fête du 14 juillet, date anniversaire de la révolution française à la résidence de l’ambassadeur de France, à Conakry. A cette occasion, l’ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Léone, M. Jean-Marc Grosgurin, a souhaité un partenariat renforcé et diversifié avec la Guinée.

Voici un extrait de son discours.

Les engagements de la France dans le cadre du PNDES, véritable feuille de route du développement du pays, totalisent un demi-milliard d’euros sur la période 2016/2020 dont 477M€ sont mis en œuvre à travers l’Agence Française de Développement, devenue en Guinée un acteur majeur du développement avec 4 priorités :
L’amélioration des services de base dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la formation professionnelle, l’amélioration du capital humain, le renforcement du secteur privé et le développement des territoires ruraux.

En 2019, les engagements de l’AFD ont atteint 130M€ tous outils confondus. Oui, le partenariat entre la France et la Guinée se renforce et se diversifie.
On ne compte plus les missions effectuées entre Paris et Conakry dans tous les domaines, politique, diplomatique, économique, sécuritaire et militaire, commercial, universitaire, éducatif, culturel, sportif et associatif…
D’une manière générale, la vivacité d’une relation bilatérale se mesure à la densité des échanges entre les acteurs des deux pays, acteurs politiques bien sûr mais aussi et surtout acteurs économiques et de la société civile. En matière économique, la France est présente en Guinée dans plusieurs secteurs clés : Téléphonie mobile, banque, transport aérien, distribution de carburant, pharmacie, énergie, agro-industrie, hôtellerie, infrastructures portuaires et aéroportuaires, ponts et routes, contrôle qualité…

Certes, notre pays est sollicité pour être davantage présent en Guinée compte tenu de la qualité de la relation bilatérale, de la pratique de la langue française, et surtout du savoir-faire des entreprises françaises. Ces dernières sont intéressées par les opportunités en Guinée et l’ambassade les accompagne au quotidien dans le cadre de son action de « diplomatie économique » à travers les échanges constants avec les CCEF, avec le CIFEG, le soutien aux évènementiels comme les Rencontres d’Affaires annuelles ou le projet structurant, appuyé par l’UE, de création d’un Club européen des Affaires sous la forme d’une Chambre de commerce européenne (« Euro-Cham Guinée »).
Côté guinéen, les efforts visant à l’amélioration du climat des affaires et du cadre juridique et fiscal doivent être poursuivis pour que cet intérêt des entreprises se traduise en projets et investissements concrets, en créations d’emplois, en développement inclusif et en croissance durable.

La création récente d’un Tribunal de commerce va assurément dans le bon sens. D’une manière générale, tout ce qui pourra être réalisé en matière de bonne gouvernance permettra au pays d’aller de l’avant. « La bonne gouvernance est une nécessité que nous devons nous imposer à nous-mêmes » affirme le Président Alpha Condé dans son ouvrage « une certaine idée de la Guinée ».
De même, en janvier dernier, lors d’un discours à l’occasion du lancement du numéro d’identité fiscal permanent, le Chef de l’Etat invitait les administrations guinéennes à renforcer leurs capacités et à se doter de fonctionnaires mieux sélectionnés, mieux payés et plus efficaces.

En effet, seules des ressources humaines compétentes et motivées, dans l’administration, comme dans le secteur privé, permettront à la Guinée d’atteindre l’émergence, d’améliorer ses positions dans la sous-région et de tirer le meilleur profit de ses immenses ressources naturelles, minières, agricoles, forestières, solaires, hydrauliques et halieutiques.

Il convient pour cela, comme le PM, I. Kassory Fofana l’encourage, de « changer de paradigme », de faire évoluer les mentalités en valorisant les compétences et la méritocratie, en investissant massivement dans la formation et l’éducation du « capital humain » notamment au sein des jeunes hommes et des jeunes femmes de Guinée.

Dans cette perspective, qui constitue un enjeu vital, la France, via l’AFD et le Service de Coopération de l’Ambassade, accompagnent la Guinée. Plus de 100M€ sont dédiés par notre pays à la formation, à l’éducation, à l’enseignement supérieur et à l’insertion à travers plusieurs projets structurants.

Dans les domaines stratégiques de la Défense et de la Sécurité, la France a noué un partenariat de grande qualité avec les autorités guinéennes et apporte tout son concours à la formation des cadres et à la modernisation des structures.
Dans les domaines de la Recherche biologique et de la Santé, je rappellerai l’inauguration fin 2018 du CERFIG (IRD/Inserm) et le lancement en 2018 du laboratoire intermédiaire de l’Institut Pasteur, dans l’attente du laboratoire définitif Pasteur prévu fin 2020/début 2021.

Parmi nos institutions culturelles et éducatives, il convient de mentionner le CCFG dont on fête cette année les 20 ans d’existence et le Lycée Albert Camus, établissement de référence à Conakry, qui accueille 1100 élèves dont près de 2/3 de Guinéens.

Près de 3.000 compatriotes sont inscrits au consulat. Ils représentent un atout essentiel de la relation bilatérale et peuvent s’appuyer sur plusieurs réseaux associatifs.

Forte de ses immenses ressources naturelles, forte de la position de carrefour régional, forte du soutien de la communauté internationale qui s’est engagée de manière inédite à la réunion de Paris sur le PNDES en nov. 2017 à hauteur de 21Mds$, la Guinée à tous les atouts pour avancer et poursuivre ses réformes structurelles vers l’émergence.

Dans cette perspective, la France est un partenaire stratégique dans le cadre d’un partenariat renforcé et diversifié. Elle a montré toute sa solidarité avec les autorités et le peuple guinéens pendant la terrible épreuve de l’épidémie à virus Ebola. Aujourd’hui, la France demeure aux côtés de la Guinée pour consolider la démocratie et l’Etat de droit, favoriser la stabilité et le développement socio-économique du pays.

La France encouragera toujours la voie du dialogue entre tous les acteurs pour favoriser les règlements consensuels. Dans la perspective de nouvelles échéances électorales fin 2019 et 2020, la France et de nombreux partenaires internationaux de la Guinée, appellent de leurs vœux un débat politique ouvert, inclusif et pacifique ainsi qu’un processus électoral libre, honnête, démocratique et transparent, garantissant la crédibilité des scrutins.

En tout état de cause, quel que soit le choix du peuple guinéen lors des prochaines consultations, il sera essentiel pour le pays de poursuivre les réformes engagées et d’intensifier les efforts déployés au bénéfice des populations et notamment de la jeunesse guinéenne.

Durant cette période, la stabilité et l’attractivité du pays devront être garanties. En effet consultations, il sera essentiel pour le pays de poursuivre les réformes engagées et d’intensifier les efforts déployés au bénéfice des populations et notamment de la jeunesse, la Guinée, placée à nouveau depuis quelques années sur les radars des investisseurs continentaux et internationaux, devra rester ouverte aux bailleurs et hommes d’affaires désireux de promouvoir des projets économiques et contribuer au processus de développement du pays ».

Source:  lienagpguinee.com

 

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