Kobikoro: le manque de table-bancs et l’insuffisance des manuels scolaires, préoccupent le délégué sous-préfectoral de l’enseignement élémentaire.

La commune rurale (CR) de Kobikoro, située au sud-ouest de Faranah, en Haute Guinée, faisant frontière avec la Sierra Léone, pays voisin à la Guinée, vit au rythme d’un enclavement séculaire depuis l’indépendance. Cette situation rend le plus souvent défectueux les services publics à la base.

L’accès à l’éducation, l’eau potable, la santé, aux infrastructures routières décentes  etc.… sont entre  autres les défis  qui doivent encore être relevés pour cette CR laissée pour compte. Or, elle est celle qui regorge la source du fleuve Niger qui traverse certains pays africain.

Cette semaine, notre rédaction a pu joindre au téléphone  le directeur de l’école primaire du centre  M. Tamba Edouard Ouendéno pour un entretien exclusif autour du secteur éducatif de la CR. Il est à la fois délégué sous-préfectoral de l’enseignement élémentaire (DSEE) de ladite commune.

A l’entame, M. Ouendéno a tout d’abord décrit la physionomie de l’école, « pour l’année scolaire 2019-2020, on a un effectif total de 369 élèves dont 177 filles à tous les niveaux du primaire. Je suis le directeur avec une équipe de 7 enseignants. L’école compte 9 salles de classe dont 7 sont opérationnelles », avait-il laissé entendre.

Poursuivant, il dira que, ‘’ la 6ème année a un effectif de 89 élèves dont 40 filles qui passeront au titre de l’année scolaire 2019-2020, l’examen du  certificat d’études primaires et élémentaires (CEPE)’’, avait-t-il précisé.

Sur la question du cadre de travail, M. Ouendéno Tamba Edouard se dit satisfait de l’infrastructure, mais déplore surtout le manque de sécurisation de l’école, «  l’école est bien construite, l’infrastructure est bonne et impeccable. Le problème est lié au manque de sécurisation de l’infrastructure. Il nous faut  une cour qui pourrait sécuriser non seulement les élèves contre toute éventualité  mais aussi, les enseignants dans leur ensemble », avait-il fait savoir.

Toutefois, il a déploré au cours de cet entretien,  le manque criard de table-bancs mais aussi certains documents scolaires indispensables à l’enseignement des apprentissages, « nous déplorons systématiquement le manque de table-bancs, les enfants sont assis 3 à 4 par table-banc et ça, les choses deviennent compliquées pour l’enseignant. Nous avons aussi une insuffisance notoire des manuels scolaires dans les disciplines comme français, calcul, sciences d’observation et autres. Nous demandons un appui de l’Etat et de toutes les bonnes volontés  pour résoudre ce problème», s’est-il lamenté.

A l’en croire, la CR de Kobikoro totalise un effectif de 12 à 13 écoles à travers ses districts et secteurs. Le hic, remarque-t-il, « c’est le manque d’enseignants, une des raisons de l’abandon des chemins de  l’école  mais aussi, les mariages précoces chez les jeunes filles », conclu M. Tamba Edouard Ouendéno.

A rappeler que Kobikoro souffre d’un enclavement très poussé qui date de très longtemps. La route reliant Faranah Kobikoro  est impraticable depuis belle lurette. Elle est caractérisée par la déliquescence de tous les services publics à la base.

Mohamed Oularé

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