VIH/SIDA: le Club des Amis du monde demande à la Guinée de payer sa contribution

La société civile guinéenne et d’Afrique sollicitent du gouvernement guinéen une augmentation des financements domestiques alloués à la santé et plus particulièrement à la  lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme pour accélérer la fin des trois (3) épidémies. Sans oublier aussi,  sa contribution au succès de la prochaine conférence de reconstitution des ressources du fonds mondial de lutte contre ces trois maladies.

C’est au cours d’un point de presse aminé ce mardi 1er octobre à Conakry par le club des amis du monde que l’annonce a été faite.  Selon les conférenciers, cette sortie médiatique est un plaidoyer  de la Sociétés civile mondiale et africaine pour la 6ème reconstitution du fonds mondial pour la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme dans l’intervalle de  2020 à 2022.

Dans son intervention, Mr. Sylla demande le gouvernement guinéen de payer la contribution de la Guinée, qui s’élèverait  à hauteur d’un million cinq cent mille de dollars, dans le cadre de la lutte contre le VIH, le paludisme et la tuberculose, afin de  réduire ces maladies en République de Guinée. Mais aussi, poursuit-il,  ‘’pour donner de l’enjeu particulier à la rencontre de Lyon (France)’’.

Ainsi, le Club des Amis du Monde, par la voix de Mr Sylla, invite le Président de la République, Pr Alpha Condé ainsi que certains membres de son gouvernement à donner la contribution de la Guinée d’une part et de l’autre, inviter le Chef de l’Etat à prendre part à la réunion de Lyon en date du 10 octobre 2019 sous l’invitation du président français, Emmanuel Macron.

A l’en croire, ces trois maladies affectent sérieusement les citoyens guinéens  en ces derniers temps. Car, estime-t-il, l’Etat fait déjà assez d’effort dans ce sens avec sa politique de distribution des moustiquaires imprégnées. Pour lui, ‘’ ce n’est pas la distribution des moustiquaires seulement qui fera disparaître ces maladies’’, a-t-il laissé entendre.

Face à l’enjeu sanitaire en ce qui concerne ces maladies, M. Sylla est plutôt favorable à  un changement de méthodologie de traitement.

«  Il faut changer de la méthode. Des malades de la tuberculose, par exemple, ne suivent pas le cours normal du traitement de la maladie. Ils abandonnent le traitement à mi-chemin. Voilà pourquoi, cette maladie n’est pas encore vaincue », a fait savoir  M. Sylla. Poursuivant, le club des Amis du monde a exprimé le souhait d’une augmentation du budget alloué à la santé à hauteur de 15% d’ici la fin du mandat d’Alpha Condé en 2020.

 

 

Auteur: Sana Djikiné

 

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