Le bras de fer financier consécutif aux travaux de démolition et d’évacuation de la Cité Chemin de Fer, au cœur de la commune de Kaloum, prend une tournure de plus en plus vive. Face au refus de la société China Construction SAUSUM SARLU de régler une facture d’imprévus de 564 millions de francs guinéens, le PDG de l’entreprise sous-traitante EDOUMAF BTP SARLU, M. Mamady Doumbouya, livre sa version des faits, preuves à l’appui.
Le bras de fer financier consécutif aux travaux de démolition et d’évacuation de la Cité Chemin de Fer, au cœur de la commune de Kaloum, prend une tournure de plus en plus vive. Au centre de cet affrontement, le recouvrement de la créance 564 millions GNF EDOUMAF BTP, rejetée par la société China Construction SAUSUM SARLU sous prétexte qu’aucun avenant écrit n’a été signé. Face à ce refus, le PDG de l’entreprise sous-traitante guinéenne, M. Mamady Doumbouya, livre sa version des faits, preuves à l’appui.
Au centre du différend : la mobilisation de 4 camions de 50 tonnes et de 2 excavateurs pendant 20 jours et nuits consécutifs pour nettoyer le site. Une prestation d’urgence rejetée par la direction chinoise sous prétexte qu’aucun avenant écrit n’a été signé.
« À la gendarmerie de Koléah, la partie chinoise était prête à payer »
Revenant sur le déroulement des démarches à la gendarmerie avant le renvoi du dossier devant la justice civile, Mamady Doumbouya révèle un détail clé sur l’attitude des responsables chinois lors des premières explications :
« À la gendarmerie de Koléah, lors des premières explications, la partie chinoise était prête à verser l’argent pour solder définitivement le litige. C’est leur conseil, Me Francis Haba, qui s’y est opposé et qui a refusé que ses clients ne procèdent au règlement. »
L’entrepreneur conteste également l’argument selon lequel la direction n’était pas informée de ces travaux. Il affirme avoir transmis les décomptes dès le 15 juillet 2026 et conservé des échanges WhatsApp avec le Directeur administratif, M. Jean, qui l’invitait à poursuivre en lui promettant un arrangement amiable ainsi que de futurs marchés à Kankan et Faranah.
« L’argent ne va pas sortir ainsi, c’est ma sueur »
Pour EDOUMAF BTP, ce blocage met en péril la stabilité financière de l’entreprise vis-à-vis de ses propres créanciers et des loueurs d’engins lourds. Interrogé sur ses intentions après le classement sans suite au niveau correctionnel, le patron d’EDOUMAF BTP fait preuve d’une détermination inflexible :
« La seule chose qui peut m’empêcher de poursuivre ce dossier, c’est la mort. Sinon, je vais continuer à réclamer mon dû. L’argent ne va pas sortir ainsi, c’est ma sueur, j’ai fait travailler des gens. Si je ne recouvre pas ce montant, ce sont mes fournisseurs et les loueurs d’engins qui vont me porter plainte. Je me battrai jusqu’au bout parce que j’ai toutes les preuves : les appels, les correspondances et les documents qui attestent de la réalité du travail exécuté. »
Un appel solennel aux autorités
Déplorant l’attitude des responsables du chantier qui auraient rapatrié le chef de projet de terrain pour éviter toute confrontation directe, le dirigeant guinéen demande l’arbitrage des autorités :
« Je me sens trahi par des cadres qui devraient pourtant nous protéger. Quinze immeubles ont été abattus sans égratignure ni blessure à Kaloum, c’est un travail titanesque qui a été accompli par des jeunes de la localité. J’appelle le ministre de la Justice et le Président de la République à revoir cette situation. On ne peut pas abandonner les PME locales au profit d’investisseurs qui nous mettent dans l’agonie. »
Déterminé à ne pas en rester là, Mamady Doumbouya confirme qu’il engagera toutes les voies de recours légales à sa disposition pour obtenir le recouvrement intégral de sa créance.
Source: www.leverificateur.net, site partenaire





