{"id":2475,"date":"2025-10-17T17:51:42","date_gmt":"2025-10-17T15:51:42","guid":{"rendered":"https:\/\/cieldeguinee.net\/?p=2475"},"modified":"2025-10-17T17:51:42","modified_gmt":"2025-10-17T15:51:42","slug":"madagascar-bis-repetita-lile-aux-tresors-qui-ne-profitent-quaux-autres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cieldeguinee.net\/index.php\/madagascar-bis-repetita-lile-aux-tresors-qui-ne-profitent-quaux-autres\/","title":{"rendered":"MADAGASCAR, BIS REPETITA: L&rsquo;\u00ceLE AUX TR\u00c9SORS QUI NE PROFITENT QU&rsquo;AUX AUTRES"},"content":{"rendered":"<p><strong><em>L&rsquo;ann\u00e9e 2009 fut celle de la ferveur populaire. Lorsqu&rsquo;un jeune DJ, Andry Rajoelina, port\u00e9 par la col\u00e8re de la rue et de la jeunesse, renversa le pr\u00e9sident \u00ab\u00a0d\u00e9mocratiquement\u00a0\u00bb \u00e9lu Marc Ravalomanana, beaucoup ont cru que l&rsquo;\u00eele Rouge venait de reconqu\u00e9rir sa souverainet\u00e9, bafou\u00e9e par les affaires opaques de cessions de terres et de richesses. C&rsquo;\u00e9tait la jeunesse malgache, issue des quartiers modestes, qui se dressait contre le bradage national.<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Seize ans plus tard, le constat est cruel. Le changement de pantin \u00e0 la t\u00eate de l&rsquo;\u00c9tat n&rsquo;a rien chang\u00e9 \u00e0 la loi immuable de la colonisation \u00e9conomique qui frappe Madagascar et partout en Afrique. L&rsquo;am\u00e8re v\u00e9rit\u00e9, crach\u00e9e jadis par l&rsquo;\u00e9conomiste Lionel Zinsou, r\u00e9sonne comme un glas fun\u00e8bre au-dessus d&rsquo;Antananarivo : l&rsquo;Afrique, et par extension Madagascar, n&rsquo;appartient d\u00e9cid\u00e9ment pas \u00e0 ses enfants. En Octobre 2025 &#8211; L&rsquo;histoire, telle une farce macabre, vient de se r\u00e9p\u00e9ter \u00e0 Madagascar. Le pays a \u00e9t\u00e9 le th\u00e9\u00e2tre d&rsquo;une r\u00e9volte populaire d&rsquo;une intensit\u00e9 rare, culminant, apr\u00e8s trois semaines de manifestations, par la jonction d&rsquo;un contingent de l&rsquo;arm\u00e9e aux insurg\u00e9s. Cet embrasement a eu raison du dirigeant en place, ce citoyen fran\u00e7ais \u00e0 la t\u00eate de la nation insulaire, et l&rsquo;a chass\u00e9 du pouvoir dans des circonstances qui rappellent \u00e9trangement 2009. L&rsquo;homme d\u00e9chu n&rsquo;est autre qu&rsquo;Andry Rajoelina, l&rsquo;individu qui se targue d&rsquo;\u00e9lections \u00ab\u00a0d\u00e9mocratique\u00a0\u00bb, mais dont la pr\u00e9sidence est d\u00e9sormais synonyme de fuite. La cause de ce soul\u00e8vement ? La m\u00eame que celle qui a d\u00e9stabilis\u00e9 le pays par le pass\u00e9 : l\u2019incomp\u00e9tence des dirigeants et la chert\u00e9 insupportable de la vie et cette fois, l\u2019incapacit\u00e9 de l\u2019\u00c9tat malgache \u00e0 fournir de l\u2019eau et de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 aux populations.<\/p>\n<p>La chute de Rajoelina, dont il faut marteler la double citoyennet\u00e9 fran\u00e7aise, est un \u00e9v\u00e9nement lourd de symboles. L&rsquo;ancien pr\u00e9sident, dont l&rsquo;all\u00e9geance aux int\u00e9r\u00eats \u00e9trangers est un secret de polichinelle, a trouv\u00e9 refuge \u00e0 l&rsquo;ambassade de France. Une retraite qui, pour beaucoup, ne fait que confirmer l&rsquo;alignement criant de sa politique sur les puissances \u00e9trang\u00e8res. Le comble de l&rsquo;ironie r\u00e9side dans les premi\u00e8res d\u00e9clarations de Rajoelina depuis sa cachette. L&rsquo;homme, qui a lui-m\u00eame acc\u00e9d\u00e9 au pouvoir en 2009 sur des chars militaires, renversant un pr\u00e9sident \u00ab\u00a0d\u00e9mocratiquement \u00e9lu\u00a0\u00bb, s&rsquo;est soudainement drap\u00e9 dans les habits de la l\u00e9gitimit\u00e9 bafou\u00e9e. Il s&rsquo;est empress\u00e9 de d\u00e9noncer une <strong>\u00ab\u00a0<\/strong>prise de pouvoir ill\u00e9gale et par la force\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Ce cycle \u2013 coup d&rsquo;\u00c9tat\/r\u00e9volte, \u00e9lection \u00ab\u00a0d\u00e9mocratique\u00a0\u00bb, corruption, crise sociale \u2013 n&rsquo;est pas une simple co\u00efncidence. C&rsquo;est la terrible loi d&rsquo;une \u00e9conomie extravertie et pill\u00e9e. Les m\u00eames causes entra\u00eenent in\u00e9luctablement les m\u00eames effets. Tant que l&rsquo;\u00e9conomie malgache restera une chasse gard\u00e9e d&rsquo;entreprises \u00e9trang\u00e8res et de pr\u00e9dateurs coloniaux, tant que l&rsquo;\u00c9tat ne r\u00e9cup\u00e9rera qu&rsquo;une part marginale et ind\u00e9cente de ses propres richesses, il est une certitude glaciale : nous assisterons \u00e0 une \u00e9ni\u00e8me r\u00e9volte populaire d&rsquo;ici une d\u00e9cennie ou deux. Cette prochaine crise ne fera que porter au pouvoir un autre vassal servile, rempla\u00e7ant un nouveau pion dans le jeu macabre de l&rsquo;exploitation africaine. Le sort des Malgaches et des Africains en g\u00e9n\u00e9ral est scell\u00e9 tant que le joug \u00e9conomique ne sera pas bris\u00e9.<\/p>\n<p><strong>L\u2019\u00c9cho M\u00e9diatique et l\u2019Hypocrisie D\u00e9mocratique<\/strong><\/p>\n<p>Les m\u00e9dias fran\u00e7ais, ces m\u00eames canaux qui, avec une r\u00e9gularit\u00e9 suspecte, se livrent \u00e0 l&rsquo;apologie du terrorisme en Afrique via la diffusion de menaces de chefs terroristes, notamment dans l&rsquo;AES (Alliance des \u00c9tats du Sahel), se sont fait les porteurs z\u00e9l\u00e9s de la parole de Rajoelina. La presse fran\u00e7aise attribue au pr\u00e9sident d\u00e9chu la d\u00e9claration ci-dessous:<\/p>\n<p>\u00ab La pr\u00e9sidence de la R\u00e9publique souhaite informer la nation et la communaut\u00e9 internationale qu&rsquo;une tentative de prise du pouvoir ill\u00e9gale et par la force, contraire \u00e0 la Constitution et aux principes d\u00e9mocratiques, est actuellement en cours sur le territoire national \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 M. Rajoelina dans un communiqu\u00e9 le 12 octobre 2025.<\/p>\n<p>Ce message sonne comme une d\u00e9n\u00e9gation outranci\u00e8re venant de celui qui a si bien d\u00e9montr\u00e9, par le pass\u00e9, son propre m\u00e9pris des institutions. La nation malgache, elle, semble avoir tir\u00e9 la sonnette d&rsquo;alarme : le prix de la vie et la souverainet\u00e9 ne sauraient \u00eatre sacrifi\u00e9s sur l&rsquo;autel des \u00ab\u00a0principes d\u00e9mocratiques\u00a0\u00bb de ceux qui les ont all\u00e8grement pi\u00e9tin\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Le Sous-sol Malgache, Troph\u00e9e des Multinationale<\/strong><\/p>\n<p>Madagascar est un scandale g\u00e9ologique : il regorge d&rsquo;ilm\u00e9nite (titane), de nickel, de cobalt, de zircon, tous des m\u00e9taux strat\u00e9giques pour l&rsquo;industrie mondiale et la transition \u00e9nerg\u00e9tique. Pourtant, la population reste l&rsquo;une des plus pauvres au monde. Ce paradoxe s&rsquo;explique par la confiscation pure et simple des actifs par des capitaux \u00e9trangers voraces, agissant en toute l\u00e9galit\u00e9 sous le couvert de conventions mini\u00e8res scandaleusement asym\u00e9triques. Le projet QMM \u00e0 Fort-Dauphin, qui exploite l&rsquo;ilm\u00e9nite, est un parfait exemple. Il est contr\u00f4l\u00e9 par le g\u00e9ant anglo-australien Rio Tinto, qui d\u00e9tient la part du lion, soit 80% du capital. L&rsquo;\u00c9tat malgache est rel\u00e9gu\u00e9 au r\u00f4le d&rsquo;actionnaire minoritaire avec une mis\u00e9rable participation de 20%. C&rsquo;est le prix d&rsquo;un droit de regard, pas d&rsquo;un pouvoir d\u00e9cisionnel.<\/p>\n<p>Le projet Ambatovy, producteur de nickel et de cobalt raffin\u00e9s, illustre quant \u00e0 lui l&rsquo;absence totale de souverainet\u00e9. La coentreprise est majoritairement d\u00e9tenue par Sumitomo (Japon) et la KOMIR (Cor\u00e9e du Sud). L&rsquo;\u00c9tat malgache ? Il est absent de l&rsquo;actionnariat principal ! Les b\u00e9n\u00e9fices et la gestion sont d\u00e9cid\u00e9s \u00e0 Tokyo et \u00e0 S\u00e9oul, tandis que le peuple malgache ne fait que supporter les externalit\u00e9s environnementales et sociales.<\/p>\n<p><strong>Les Lois de la Spoliation : Des Miettes Fiscales pour l&rsquo;\u00c9lite<\/strong><\/p>\n<p>Le vrai drame r\u00e9side dans la disparit\u00e9 abyssale entre le pillage syst\u00e9mique et la corruption de la classe dirigeante. Le m\u00e9canisme de pr\u00e9dation est simple : les entreprises multinationales s&rsquo;assurent que la rente mini\u00e8re \u00e9chappe au Tr\u00e9sor public malgache en b\u00e9n\u00e9ficiant de r\u00e9gimes fiscaux de faveur \u00e0 travers la Loi sur les Grands Investissements Miniers (LGIM), qui semble encourager des exon\u00e9rations douani\u00e8res et de faciliter l&rsquo;exportation brute. Le profit est r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger via la sous-facturation et les m\u00e9canismes de rapatriement des b\u00e9n\u00e9fices. L&rsquo;\u00c9tat malgache se retrouve avec \u00e0 peine 4% des revenus de l&rsquo;\u00c9tat provenant du secteur extractif.<\/p>\n<p>Et c&rsquo;est ici que l&rsquo;indignation atteint son paroxysme : les miettes vers\u00e9es aux pr\u00e9sidents d\u00e9chus et \u00e0 la classe dirigeante, m\u00eame si elles leur permettent de mener une vie luxueuse, ne repr\u00e9sentent m\u00eame pas 1% de ce que volent les entreprises \u00e9trang\u00e8res par le siphonage l\u00e9galis\u00e9. Les leaders corrompus sont de simples valets achet\u00e9s \u00e0 bas prix, dont la corruption est utilis\u00e9e comme un paravent commode pour masquer la voracit\u00e9 et le pillage colossal des multinationales.<\/p>\n<p>Voil\u00e0 pourquoi la jeunesse africaine se l\u00e8ve et d\u00e9nonce : les lois qui r\u00e9gissent l&rsquo;exploitation mini\u00e8re et des mati\u00e8res premi\u00e8res sur le continent accordent <em>de facto<\/em> aux int\u00e9r\u00eats \u00e9trangers l&rsquo;accaparement de la majorit\u00e9 de la valeur. Le chiffre de 70% des actifs et des gains n&rsquo;est pas une simple rumeur, mais la r\u00e9alit\u00e9 per\u00e7ue du siphonage massif de la rente.<\/p>\n<p>Tant que les Malgaches ne contr\u00f4leront pas leurs ports, leurs mines et leur transformation industrielle, leur destin restera captif. La souverainet\u00e9 ne s&rsquo;acquiert pas par des \u00e9lections de fa\u00e7ade, mais par la reprise en main de l&rsquo;outil \u00e9conomique national.<\/p>\n<p>Pire encore, la colonisation \u00e9conomique et mentale se m\u00e9tamorphose aujourd&rsquo;hui en une farce politique. La soi-disant \u00ab\u00a0d\u00e9mocratie \u00e9lectorale\u00a0\u00bb est toujours utilis\u00e9e pour remplacer des marionnettes d\u00e9chues par des pantins promus par l&rsquo;Occident, assurant ainsi la p\u00e9rennit\u00e9 des int\u00e9r\u00eats \u00e9trangers au d\u00e9triment de la souverainet\u00e9 populaire.<\/p>\n<p>L&rsquo;analyse de la chute du r\u00e9gime de Rajoelina ne saurait \u00eatre compl\u00e8te sans l&rsquo;examen de cette abomination l\u00e9gale qu&rsquo;est la Loi sur les Grands Investissements Miniers. Ce texte n&rsquo;est pas une simple r\u00e9gulation \u00e9conomique ; c&rsquo;est l&rsquo;architecture du vol l\u00e9galis\u00e9, l&rsquo;instrument parfait qui assure que la rente mini\u00e8re, la richesse suppos\u00e9e du peuple malgache, \u00e9chappe au Tr\u00e9sor public. C&rsquo;est ici que l&rsquo;indignation se transforme en naus\u00e9e : la LGIM est la preuve que le m\u00e9canisme de pr\u00e9dation est simple, transparent et institutionnalis\u00e9, puisqu\u2019elle organise et structure la grande braderie fiscale, des taux d\u00e9risoires sur une stabilit\u00e9 inique. Sous le pr\u00e9texte fallacieux d&rsquo;attirer l&rsquo;investissement, la LGIM a octroy\u00e9 des avantages fiscaux si drastiques qu&rsquo;ils tiennent de la trahison nationale. Les multinationales \u2014 ces exploitants du nickel, du cobalt et des terres rares \u2014 b\u00e9n\u00e9ficient de taux de redevance mini\u00e8re d\u00e9risoires, historiquement fix\u00e9s autour de 2 % de la valeur marchande, faisant de Madagascar un paradis pour les pilleurs, et un enfer pour ses citoyens.<\/p>\n<p>Le comble de l&rsquo;iniquit\u00e9 r\u00e9side dans la clause de stabilit\u00e9 fiscale. Ce bouclier juridique, valable parfois pour 25 ans ou plus, garantit que m\u00eame si le gouvernement malgache trouve enfin la d\u00e9cence ou le courage d&rsquo;augmenter ses taxes pour financer des \u00e9coles ou des h\u00f4pitaux, les entreprises LGIM restent prot\u00e9g\u00e9es et continuent de payer l&rsquo;aum\u00f4ne convenue. On ajoute \u00e0 cela des exon\u00e9rations massives sur l&rsquo;Imp\u00f4t sur les Soci\u00e9t\u00e9s et la TVA, et on obtient un \u00c9tat incapable de mobiliser la moindre ressource pour son propre d\u00e9veloppement. La LGIM brille \u00e9galement par l\u2019organisation m\u00e9thodique de la fuite des capitaux. Si l&rsquo;imp\u00f4t est un mirage, le contr\u00f4le des b\u00e9n\u00e9fices est inexistant. La LGIM consacre le droit absolu au pillage financier en garantissant la libert\u00e9 totale de transf\u00e9rer les devises hors du pays. Les b\u00e9n\u00e9fices nets, les dividendes, le remboursement des pr\u00eats \u2013 tout est siphonn\u00e9 sans le moindre contr\u00f4le, cr\u00e9ant une fuite de capitaux massive qui affaiblit l&rsquo;Ariary (l\u2019unit\u00e9 mon\u00e9taire nationale de Madagascar) et \u00e9trangle la souverainet\u00e9 mon\u00e9taire. Ce m\u00e9canisme assure que l&rsquo;argent des mines ne circulera jamais au profit du Malgache, mais finira directement dans les coffres-forts des actionnaires \u00e9trangers. C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;intervient l&rsquo;Ariary. La d\u00e9pr\u00e9ciation chronique et brutale de l&rsquo;Ariary est un point crucial. Chaque chute de la monnaie nationale rend ces importations de carburant excessivement ch\u00e8res. La Jirama (entreprise en charge de l\u2019eau et de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9), d\u00e9j\u00e0 au bord de la faillite, doit payer ces produits en devises fortes (dollars ou euros). Ce co\u00fbt faramineux est soit r\u00e9percut\u00e9 indirectement, soit il engloutit les subventions de l&rsquo;\u00c9tat qui devraient servir au d\u00e9veloppement, soit il force la Jirama \u00e0 couper l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 faute de pouvoir acheter assez de p\u00e9trole. L&rsquo;instabilit\u00e9 de l&rsquo;Ariary est le lien direct et meurtrier entre la finance mondiale et le quotidien insupportable du Malgache, aggravant aussi l&rsquo;inflation sur le riz et les produits de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9.<\/p>\n<p>La LGIM verrouille enfin le syst\u00e8me en cas de litige. Si le gouvernement, sous la pression populaire ou la n\u00e9cessit\u00e9, tente de reprendre le contr\u00f4le de ses ressources ou de ren\u00e9gocier les conditions, il se heurte \u00e0 deux murs. D&rsquo;abord, la loi garantit une protection sans faille contre toute expropriation. Ensuite, elle force l&rsquo;\u00c9tat \u00e0 recourir aux tribunaux d&rsquo;arbitrage internationaux (comme le Centre International pour le R\u00e8glement des Diff\u00e9rends relatifs aux Investissements CIRDI), des instances o\u00f9 la d\u00e9fense de l&rsquo;investisseur prime presque toujours sur le droit d&rsquo;un \u00c9tat pauvre \u00e0 subvenir aux besoins de son peuple. Il convient de souligner que le CIRDI est une institution faisant partie du Groupe de la Banque mondiale, donc du pillage organis\u00e9 es ressources naturelles des pays du sous-d\u00e9velopp\u00e9s.<\/p>\n<p>\u00c0 notre avis, la LGIM n&rsquo;est pas une loi ; c&rsquo;est un acte de capitulation et de servitude volontaire, sign\u00e9 d&rsquo;avance. Elle attire l&rsquo;investissement \u00e9tranger au prix de la souverainet\u00e9 fiscale et condamne l&rsquo;\u00c9tat malgache \u00e0 ne percevoir qu&rsquo;une part marginale de la richesse extraite de son sous-sol, le laissant impuissant face \u00e0 la mis\u00e8re et aux coupures d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 qui ont fait tomber le dernier pantin. Il faut marteler les faits : cette loi sc\u00e9l\u00e9rate, fut promulgu\u00e9e par la Loi n\u00b02001-031 du 8 octobre 2002 sous la pr\u00e9sidence de Didier Ratsiraka, mais le r\u00e9gime de pillage qu&rsquo;elle a institutionnalis\u00e9 a \u00e9t\u00e9 ent\u00e9rin\u00e9 par ses successeurs, notamment Marc Ravalomanana, lui-m\u00eame chass\u00e9 du pouvoir en 2009 par une r\u00e9volte populaire aliment\u00e9e par le m\u00eame ras-le-bol face \u00e0 la spoliation des richesses nationales.<\/p>\n<p>Mais le v\u00e9ritable instigateur n&rsquo;est pas un seul homme ni un seul pays. Ce cadre juridique d&rsquo;exception, avec ses clauses de stabilit\u00e9 fiscale et ses garanties d&rsquo;arbitrage international via le CIRDI,\u00a0 permettant aux multinationales d&rsquo;\u00e9viter la justice malgache \u2014 est directement inspir\u00e9 et souvent impos\u00e9 par les institutions financi\u00e8res internationales (IFI<strong>)<\/strong> comme la Banque mondiale et le FMI. Le pr\u00e9sident malgache, quel qu&rsquo;il soit, devient le valet de ce syst\u00e8me de capitalisme extractif transnational, charg\u00e9 d&rsquo;appliquer la l\u00e9gislation qui assure la rentabilit\u00e9 maximale pour les capitaux \u00e9trangers.<\/p>\n<p><strong>Quand les R\u00e9voltes se Trompent de Cible<\/strong><\/p>\n<p>Or, le pi\u00e8ge de cette colonisation \u00e9conomique moderne est sa capacit\u00e9 \u00e0 d\u00e9vier la col\u00e8re populaire. Les r\u00e9voltes cycliques qui secouent le pays, et le continent noir tout entier, ciblent obstin\u00e9ment les valets locaux \u2013 les politiciens corrompus qui se partagent les 1% de la manne. Mais ces mouvements ne mettront point fin \u00e0 la pauvret\u00e9 tant que les populations ne r\u00e9aliseront pas que les v\u00e9ritables ennemis sont les entreprises \u00e9trang\u00e8res qui accaparent 80% des richesses du pays. C&rsquo;est contre ces g\u00e9ants, et non contre leurs marionnettes, qu&rsquo;il faut dor\u00e9navant diriger la lutte. L&rsquo;imp\u00e9ratif de souverainet\u00e9 est clair : il faut les chasser, ou du moins exiger d&rsquo;eux qu&rsquo;ils c\u00e8dent imm\u00e9diatement les 80% d&rsquo;actifs et de b\u00e9n\u00e9fices qu&rsquo;ils d\u00e9tiennent au prix de la corruption, (de l\u00e9gislations impos\u00e9es) et qu&rsquo;ils ne se contentent plus que d&rsquo;une part minoritaire de 20% des ressources qu&rsquo;ils extorquent. C&rsquo;est l&rsquo;unique condition d&rsquo;une redistribution juste et d&rsquo;une industrialisation v\u00e9ritable. Tant que les Malgaches et les Africains ne contr\u00f4leront pas la prospection, l\u2019exploitation et la transformation industrielle de leurs richesses, leur destin restera captif. La souverainet\u00e9 ne s&rsquo;acquiert pas par des \u00e9lections de fa\u00e7ade, mais par la reprise en main de l&rsquo;outil \u00e9conomique national.<\/p>\n<p>L&rsquo;Afrique, cette terre qui n&rsquo;appartient pas \u00e0 ses enfants<\/p>\n<p>Le cri d&rsquo;alarme n&rsquo;est pas venu d&rsquo;un panafricaniste radical, mais d&rsquo;un banquier d&rsquo;affaires franco-b\u00e9ninois, un homme au c\u0153ur du syst\u00e8me : Lionel Zinsou. En 2011, bien avant son passage \u00e0 la primature du B\u00e9nin, il a jet\u00e9 une v\u00e9rit\u00e9 crue \u00e0 la face de l&rsquo;Europe, une v\u00e9rit\u00e9 que les Africains vivent quotidiennement : \u00ab<em>L&rsquo;Afrique appartient \u00e0 l&rsquo;Europe\u2026 et n&rsquo;appartient pas encore aux Africains.<\/em>\u00bb Cette formule, souvent tronqu\u00e9e pour en minimiser l&rsquo;impact, n&rsquo;est pas une simple provocation. C&rsquo;est le constat brutal d&rsquo;une colonisation \u00e9conomique qui se montre interminable et s&rsquo;est affranchie des drapeaux coloniaux pour rev\u00eatir le costume du libre-\u00e9change.<\/p>\n<p>L&rsquo;analyse de Zinsou est implacable. Elle ne parle pas d&rsquo;aide, mais de stock de capital investi. Interrogez-vous : qui d\u00e9tient les mines, le p\u00e9trole, les grands domaines agricoles, les terminaux portuaires, les cimenteries ? La r\u00e9ponse, selon Zinsou, est l&rsquo;Europe, dont les capitaux dominent toujours, rel\u00e9guant la Chine et les autres puissances au statut de challengers. Ce constat factuel est le n\u0153ud de l&rsquo;appauvrissement africain. Partout sur le continent, les lois mini\u00e8res et p\u00e9troli\u00e8res, souvent h\u00e9rit\u00e9es ou adapt\u00e9es sous pression, accordent aux compagnies \u00e9trang\u00e8res une part d&rsquo;exploitation colossale, d\u00e9passant les souvent 70% des actifs et des b\u00e9n\u00e9fices g\u00e9n\u00e9r\u00e9s. Si les chiffres officiels occidentaux peinent \u00e0 chiffrer cette emprise avec pr\u00e9cision, la r\u00e9alit\u00e9 du terrain et la frustration des peuples sont incontestables. Comment expliquer autrement la vague de contestation qui submerge l&rsquo;Afrique, cherchant \u00e0 remettre en cause ces contrats l\u00e9onins qui garantissent le pillage ? Les Africains se battent pour des r\u00e9formes qui n&rsquo;auraient pas lieu d&rsquo;\u00eatre si la richesse restait sur place.<\/p>\n<p>Le drame ne r\u00e9side pas seulement dans la propri\u00e9t\u00e9, mais dans le mod\u00e8le \u00e9conomique impos\u00e9 : l&rsquo;exportation de mati\u00e8re brute. Nous exportons du cacao pour acheter du chocolat, du coton pour importer des v\u00eatements, du p\u00e9trole brut pour payer l&rsquo;essence raffin\u00e9e ailleurs.<\/p>\n<p>Comme le d\u00e9plore l&rsquo;\u00e9conomiste, nous laissons la valeur ajout\u00e9e \u2013 et les millions d&#8217;emplois qui l&rsquo;accompagnent \u2013 s&rsquo;installer en Europe, en Am\u00e9rique du Nord et en Asie. Le r\u00e9sultat est une fuite des capitaux massive et l\u00e9galis\u00e9e, qui siphonne les ressources, maintient le ch\u00f4mage de masse chez les jeunes et entrave toute tentative d&rsquo;industrialisation r\u00e9elle. C\u2019est cette pr\u00e9dation qui condamne les jeunes Africains \u00e0 l&rsquo;immigration, les poussant vers les m\u00eames destinations dont les multinationales extorquent leurs richesses.<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;Ali\u00e9nation Mentale : Colonisation Culturelle et Politique<\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;emprise ne s&rsquo;arr\u00eate pas \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie. Zinsou l&rsquo;a \u00e9galement soulign\u00e9 : \u00ab L&rsquo;Afrique parle le Fran\u00e7ais, l&rsquo;Anglais\u2026 l&rsquo;Afrique pense en Fran\u00e7ais et en Anglais. \u00bb Cette ali\u00e9nation culturelle et linguistique fait de nos pays des march\u00e9s naturels pour les marques et les produits europ\u00e9ens, et de plus en plus chinois, perp\u00e9tuant une d\u00e9pendance non seulement \u00e9conomique, mais aussi mentale.<\/p>\n<p>Pire encore, la colonisation \u00e9conomique et mentale se m\u00e9tamorphose aujourd&rsquo;hui en une farce politique. La soi-disant \u00ab\u00a0d\u00e9mocratie \u00e9lectorale\u00a0\u00bb est trop souvent utilis\u00e9e pour remplacer des marionnettes d\u00e9chues par des pantins promus par l&rsquo;Occident, assurant ainsi la p\u00e9rennit\u00e9 des int\u00e9r\u00eats \u00e9trangers au d\u00e9triment de la souverainet\u00e9 populaire.<\/p>\n<p>Il est temps de sortir de ce cycle infernal. L&rsquo;Afrique ne se d\u00e9veloppera pas tant qu&rsquo;elle n&rsquo;aura pas pris possession de ses actifs strat\u00e9giques et de son outil de production. Il n\u2019est pas exag\u00e9r\u00e9 de r\u00e9p\u00e9ter que le combat pour la souverainet\u00e9 n&rsquo;est pas seulement politique, il est d&rsquo;abord et avant tout \u00e9conomique, culturel et mental. La Gen Z n&rsquo;invente rien, ni au N\u00e9pal secou\u00e9 par une violente r\u00e9volte en septembre 2025 ayant about au renversement du gouvernement, ni \u00e0 Madagascar, o\u00f9 elle a r\u00e9ussi \u00e9galement \u00e0 renverser le pr\u00e9sident. La Gen Z h\u00e9rite d&rsquo;une situation de fait, une exploitation syst\u00e9matique qui la pousse \u00e0 exposer sa frustration dans les rues de mani\u00e8res particuli\u00e8rement violentes et \u00e0 la hauteur de la violence des forces de l&rsquo;ordre mandat\u00e9es aussi bien \u00e0 Katmandou qu&rsquo;\u00e0 Antananarivo pour la contenir. La v\u00e9ritable lutte est celle pour la souverainet\u00e9 \u00e9conomique des pays et la fin de cette exploitation transparente.<\/p>\n<p><strong>Le Prix de la Souverainet\u00e9 \u2013 Couper le Cordon Ombilical de la Servitude<\/strong><\/p>\n<p>La LGIM n&rsquo;est pas un accident malgache, mais un instrument central de la r\u00e9pression \u00e9conomique orchestr\u00e9e par une oligarchie financi\u00e8re transnationale. Madagascar, comme une grande partie de l&rsquo;Afrique, est prisonni\u00e8re d&rsquo;un nazisme \u00e9conomique structurel profond o\u00f9 le lib\u00e9ralisme mondialis\u00e9 n&rsquo;est qu&rsquo;un voile masquant la continuit\u00e9 du pillage colonial. Ce cycle de la servitude, o\u00f9 les pr\u00e9sidents (comme Rajoelina ou Ravalomanana) ne sont que des valets jetables chass\u00e9s en 2009 et 2025 pour apaiser la col\u00e8re sans jamais d\u00e9manteler le syst\u00e8me, doit \u00eatre bris\u00e9. La violence des rues, de Katmandou \u00e0 Antananarivo, n&rsquo;est que la r\u00e9ponse \u00e0 la violence structurelle du march\u00e9.<\/p>\n<p>Il faut affirmer sans d\u00e9tour que la LGIM est l&rsquo;incarnation m\u00eame de la servitude, le produit direct d&rsquo;un lib\u00e9ralisme \u00e9conomique fourbe, dict\u00e9 au nom d&rsquo;une mondialisation qui ne porte que sur leurs valeurs, leurs syst\u00e8mes et leurs services financiers. L&rsquo;objectif de ce dispositif n&rsquo;est pas l&rsquo;investissement, mais la sanctuarisation des profits au moyen de la stabilit\u00e9 fiscale et du CIRDI, garantissant que la richesse malgache soit mise \u00e0 l&rsquo;abri des Malgaches eux-m\u00eames. Les pr\u00e9sidents qui acceptent ce contrat, qu&rsquo;ils soient chass\u00e9s ou non, sont les pantins corrompus du jour, mais le vrai ma\u00eetre du jeu reste l&rsquo;oligarchie financi\u00e8re occidentale ; ces r\u00e9voltes cycliques et ces changements de visages pr\u00e9sidentiels n&rsquo;arr\u00eatent rien, car ils n&rsquo;attaquent jamais le c\u0153ur du probl\u00e8me : la propri\u00e9t\u00e9 des outils de production et de l&rsquo;encadrement l\u00e9gislatif.<\/p>\n<p>Pour mettre fin \u00e0 cette mal\u00e9diction du bis repetita et \u00e0 cette violence p\u00e9riodique, Madagascar et l&rsquo;Afrique doivent op\u00e9rer une rupture radicale et concert\u00e9e avec les Institutions Financi\u00e8res Internationales. Le chemin vers l&rsquo;\u00e9mancipation est une souverainet\u00e9 radicale qui commence par la D\u00e9nonciation Unilat\u00e9rale des Contrats de Pr\u00e9dation : Madagascar doit d\u00e9noncer publiquement et unilat\u00e9ralement tout contrat rendu possible gr\u00e2ce \u00e0 la LGIM et tous les accords de \u00ab\u00a0seconde g\u00e9n\u00e9ration\u00a0\u00bb qui violent sa souverainet\u00e9 fiscale. Il ne s&rsquo;agit pas de ren\u00e9gocier les taux, mais de r\u00e9voquer le principe m\u00eame de la stabilit\u00e9 fiscale qui g\u00e8le le pillage pour des d\u00e9cennies. Qu&rsquo;importe l&rsquo;arbitrage du CIRDI ; la l\u00e9gitimit\u00e9 du peuple doit primer sur la l\u00e9galit\u00e9 du pr\u00e9dateur. Cette rupture passe ensuite par l&rsquo;Audit et la Nationalisation Strat\u00e9gique : il faut proc\u00e9der \u00e0 un audit sans concession de la dette et des contrats miniers (Ambatovy, Rio Tinto, etc.), rapatriant les actifs strat\u00e9giques (eau, \u00e9lectricit\u00e9, mines essentielles) sous contr\u00f4le national effectif et int\u00e9gral. La JIRAMA ne doit plus \u00eatre une coquille vide d\u00e9pendante des p\u00e9trodollars et des valets locaux, mais un outil souverain au service de l&rsquo;\u00e9lectrification du pays. L&rsquo;Afrique doit couper le cordon ombilical d\u2019avec les IFI pour un Financement Endog\u00e8ne et Solidaire : cela passe par la r\u00e9cup\u00e9ration de la rente en instaurant des taux de redevance mini\u00e8re justes et comp\u00e9titifs. L&rsquo;\u00e9mancipation ne viendra pas d&rsquo;un nouveau bulletin de vote ou d&rsquo;un nouveau coup d&rsquo;\u00c9tat, mais de la d\u00e9sob\u00e9issance \u00e9conomique radicale. C&rsquo;est le prix de la souverainet\u00e9 : l&rsquo;acceptation de la confrontation avec l&rsquo;oligarchie financi\u00e8re, ou la perp\u00e9tuation de la mis\u00e8re.<\/p>\n<h3>\u00a0\u00a0<strong>Par Go\u00efkoya Koli\u00e9, juriste, notre collaborateur depuis Canada<\/strong><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;ann\u00e9e 2009 fut celle de la ferveur populaire. Lorsqu&rsquo;un jeune DJ, Andry Rajoelina, port\u00e9 par la col\u00e8re de la rue et de la jeunesse, renversa le pr\u00e9sident \u00ab\u00a0d\u00e9mocratiquement\u00a0\u00bb \u00e9lu Marc Ravalomanana, beaucoup ont cru que l&rsquo;\u00eele Rouge venait de reconqu\u00e9rir sa souverainet\u00e9, bafou\u00e9e par les affaires opaques de cessions de terres et de richesses. 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