À l’approche du scrutin du 31 mai 2026, une ombre plane sur les urnes : la fête de Tabaski. Cette période de grands déplacements de population fait craindre une forte baisse de la participation électorale, de nombreux citoyens s’apprêtant à quitter leur lieu de vote habituel. Pour parer à cet exode festif, la Direction générale des élections (DGE) a décidé de prendre les devants en misant massivement sur les votes par procuration et par dérogation.
La Directrice générale de la DGE l’assure : ses équipes sont sur le point pour que le processus se déroule dans les meilleures conditions possibles. L’objectif affiché est clair : faciliter le vote à distance pour maintenir un taux de participation élevé. Pour ce faire, les précieux formulaires légaux ont été déployés à grande échelle bien avant le délai légal des 15 jours précédant le scrutin. Un effort logistique de taille, puisque le pays compte pas moins de 23 000 bureaux de vote. Si chaque bureau enregistre ne serait-ce que 10 procurations, ce sont des centaines de milliers de voix qui pourraient être sauvées.
Pour les électeurs qui s’apprêtent à célébrer la Tabaski à l’intérieur du pays sans certitude de revenir à Conakry à temps, la DGE lancera une vaste campagne d’information, notamment via la radio rurale, pour les inciter à remplir leurs formalités avant le départ.
Attention toutefois, le Code électoral impose des règles strictes pour éviter tout débordement. La directrice a rappelé que la loi fixe un quota maximal et non négociable de 10 votes par procuration et 10 votes par dérogation par bureau de vote (et non par ville ou préfecture). Pour garantir la transparence totale du scrutin, chaque vote dérogatoire qu’il s’agisse d’un électeur ou d’un journaliste accrédité sur le terrain sera minutieusement consigné dans un registre officiel avec le numéro de badge correspondant. Les électeurs n’ont désormais plus d’excuse pour ne pas faire entendre leur voix le 31 mai prochain.
La Rédaction





