Le sort d’Abdourahamane « Bella » Bah, enseignant et promoteur de l’école privée « Les Dragons », a été fixé ce mercredi 19 août 2026 par le tribunal de première instance (TPI) de Dixinn.

L’homme, très suivi sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, comparaissait pour des faits « d’injures et de diffamation commis par le biais d’un système informatique », visant Elhadj Mamadou Saliou Camara, premier imam de la mosquée Fayçal.

Fait notable, l’autorité religieuse visée par ces propos s’était désistée de l’action dès les premières heures de la procédure, refusant de se constituer partie civile. Cela n’a toutefois pas empêché le ministère public de poursuivre l’affaire jusqu’à son terme.

Après un examen public et contradictoire du dossier, le juge audiencier a condamné Bella Bah à six mois d’emprisonnement, dont cinq mois assortis de sursis et un mois ferme. Sur le plan civil, le prévenu devra également s’acquitter d’une amende de 40 millions de francs guinéens.

Cette décision reste toutefois en deçà des réquisitions du parquet, qui avait demandé une peine d’un an d’emprisonnement ferme, jugeant les faits suffisamment graves et caractérisés. Le juge aurait pris en considération l’absence de partie civile dans le dossier, un argument central plaidé par les avocats de la défense tout au long de l’audience.

Cette affaire, née sur les réseaux sociaux, illustre une fois de plus la vigilance croissante de la justice guinéenne face aux dérives numériques, même lorsque la victime présumée choisit de ne pas s’associer à la procédure.

La Rédaction